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  • Estefania Reyes

MAYA, un récit de voyage en terres guatémaltèques

Mis à jour : avr. 19

Je peine à commencer… le syndrome de la page blanche m’envahi depuis quelques semaines. Étrange sensation, celle d’avoir tant de choses à dire mais de sécher au moment de les poser. Ils étaient là pourtant, tous ces magnifiques instants passés là-bas, ils étaient au bout de mes doigts, prêts à jaillir de ceux-ci pour laisser une trace infinie sur papier… Le retour à la réalité est en général difficile mais celui-ci fût… oooh, inimaginable. Laissant cette aventure maya sur un nuage flottant. Si proche mais si lointain en même temps. Laissant un doux souvenir mystique à l’instar ces terres ancestrales. Je ferme les yeux pour y repenser et laisser ce satané virus hors des pensées. Au son de la cumbia dans mes oreilles, je replonge dans les photos pour entendre à nouveau, les belles conversations entamées avec ses habitants et m’immerger à nouveau au Guatemala.


« Ils sont beaux, ils sont bons, ils ont le cœur sur la main »

Les définir, c’est envisager la simplicité des couleurs de l’arc-en-ciel aux mélanges complexes de chacune d’entre elles. Le « Chapin », est en lui-même une patrie à part entière, composée d’un mélange ethnique incroyable vivant sur des terres ancestrales d’une beauté fascinante…





Ce voyage, je l’attendais impatiemment et pourtant, dans la folie de mon quotidien je ne l’ai pas vu arriver… Le Jour J, 22 février 2020 était bien là. Et vous connaissez certainement le dicton « Les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés » ? Bien, j’en suis son incarnation physique… Aucune préparation, aucune lecture, juste et heureusement, un passeport valable qui me permettra d’entrer dans un des pays, qui s’avérera être un de mes plus grands coup de cœur…


Inconsciemment consciemment… Je répète inlassablement la même situation à chacun de mes départs. Laissant une place importante à l’inconnu, je laisse la porte ouverte à la surprise, moteur essentiel aux expériences infinies…


« C’est pour savoir où je vais que je marche » - Goethe

Près de 14h de voyage au-dessus des cieux, je fini par survoler sa capitale tentaculaire… J’y suis.



M’attends un intense voyage de 12 jours, d’Est en Ouest et du Nord au Sud – 1 vol interne et plus de 1400 kilomètres parcourus. Profession oblige, le condensé est de mise et on apprend à en tirer profit ! Chaque trajet a été synonyme d’expériences inoubliables, rythmées de rencontres et d’échanges.




Un voyage m’ayant emmené au parc national de Tikal, au cœur de la Réserve de biosphère Maya. Là-bas, je m’amuse à m’égarer volontairement pour suivre mon instinct et marcher sur les chemins qu’empruntaient les Mayas d’antan afin d’accéder aux pyramides sacrées. S’arrêter en leur sommet et écouter la nature s’articuler autour de vous. Observer la forêt qui se dessine à l’infini autour de soi puis fermer les yeux pour s’imprégner de l’énergie ambiante. Une façon de revenir à soi et tenter de comprendre les méandres de l’humanité.





Un voyage articulé autour de la quête de soi, j’ai compris à cet instant que ce voyage en serait synonyme.




« L’endroit où l’eau se cache sous la terre » - Semuc Champey.

C’est physiquement ce que j’ai ressenti en y arrivant…enfin. Après des heures de voyage depuis Flores, un ferry en panne, 6 heures d’attente sous un soleil de plomb, puis des kilomètres de piste pour accéder au site. C’est dans cet endroit isolé et si proche de la nature qu’un repos bien mérité s’impose à moi comme une évidence. Une parenthèse dans la vie, pour côtoyer de près cette merveille. Une rivière d’un bleu turquoise si pur, nichée entre des montagnes, ne laissent qu’une seule alternative à son visiteur… L’immersion.




Ma route me mène ensuite sur Le Rio Dulce, ce fleuve qui serpente au cœur de la jungle dense et verdoyante pour seule destination finale – Livingston. Village bordé par la mer des Caraïbes, situé à l’embouchure du fleuve est atteignable uniquement par bateau. Une enclave coupée du reste du pays, pour une nouvelle étape qui s’inscrit dans cette continuité d’endroits hors du commun.


Accompagnée par « Farlin, el lanchero », c’est sur sa petite embarcation que nous côtoyons de près les habitants de ces repaires. Pélicans et hérons prennent plaisir à nous escorter, ne manquant pas de nous dévoiler en chemin, la puissance du battement de leurs ailes pour finalement nous esquiver au dernier détour. Le moteur éteint, le silence s’installe pour découvrir sur fond de couleurs pastel, « Livingston » qui se dessine à l’horizon…



Une nouvelle journée de route infinie se profile en ce jeudi matin… Je prends place à l’avant d’un bus bondé. Je serais donc pour les 10 prochaines heures, la copilote attentive d’Eric. L’homme qui devra m’emmener saine et sauve de Rio Dulce à Antigua. Autant d’heures favorables à la discussion pour en apprendre d’avantages de la culture et de la vie de chacun. - Ou comment transformer un moment pénible en moment agréable.





Partie en début d’après-midi pour arriver en soirée, la vue d’Antigua et de ses 3 volcans environnants se profilent au loin. Quel spectacle… Un avant-goût qui donne envie de poser pieds à terre rapidement. Agua, Fuego et Acatenango, ces géants qui entourent la ville alimentent en moi ce sentiment de modestie face à la grandeur de la nature. Ils donnent à la ville coloniale d’Antigua un charme d’autant plus ravageur. Ses rues pittoresques, ses façades colorées, ses nombreuses ruines, ses marchands ambulants et marchés colorés ne laissent nul de marbre. Sans oublier ses succulents restaurants et bars animés aux rooftop permettant d’observer le volcan Fuego se donnant en spectacle à la nuit tombée…




Dès lors, un réveil matinal s’impose pour moi comme une évidence. Approcher de plus près la puissance et la grandeur du volcan Pacaya. Situé à la périphérie de la ville, c’est un des volcans les plus accessibles à tous. Une marche d’environ 1h30 me mène au plus près de son sommet actif pour entendre ses grondements et m’émerveiller devant ses paysages lunaires au noir intense, dessinés par ses coulées de lave ravageuse.





Chargée d’énergie à bloc par toutes ces magnifiques expériences vécues jusque là, le décalage horaire apprivoisé, je me sens chez moi et plus que jamais motivée à continuer cette découverte. Les jours passent, le voyage touche bientôt à sa fin, je n’y pense pas tant et vis le moment présent aussi intensément que possible. Ces 4 derniers jours vont être magiques… De plus est, en très bonne compagnie !


Un panorama digne des plus beaux clichés photographiques s’étale devant nos yeux.

Le Lac Atitlan, nous dévoile sa plus belle facette. Couché de soleil à l’horizon, contrastant avec le bleu intense de ses eaux agitées, nous naviguons en ne quittant pas des yeux les trois volcans majestueux qui surplombent le lieu…




Puis là, de l’autre côté, j’aperçois ce village qui m’aura laissé sans voix. San Juan La Laguna. Mon âme d’artiste se fond à la vue des fresques murales, de ses échoppes d’artistes aux peintures toutes plus belles les unes que les autres. Ce petit village habité par la communauté Tzutuhil a chamboulé mon petit être.




Maria et Benedicto nous accueillent chez eux à bras ouverts. Partager leur quotidien et leurs expériences de vie nous a réellement remués. A mes yeux, l’humilité, l’humanité et la générosité sont les qualités les plus nobles et cette famille nous a démontré, une fois de plus, l’infini des possibles à rendre le monde meilleur. Les expériences communautaires lorsqu’elles sont appréhendées de manière respectueuse sont les fondements d’un tourisme intelligent.




Sortir de sa zone de confort, sont les mots d’ordre que j’applique à chacun de mes voyages, permettant ainsi l’ouverture d’esprit nécessaire à toute expérience inoubliable.


Grâce à cela, Brenner Sansores, Sorayda, Filomena, Natalino, Juan Carrera, Feliciano Reyes, Roberto Gonzalez, Benedicto et Maria Ixtamer, Camila, Paula, Farlin, Eric, Ileana, Maxime, Tristan, Fernanda et toutes les belles âmes rencontrées et côtoyées durant ce voyage n’auraient pas croisé mon chemin et rendu cette expérience guatémaltèque aussi enrichissante et singulière qu’elle l’a été. Toutes ces personnes ont été protagonistes de cet intense voyage. Le nôtre.


Ce reportage photographique en leur hommage en restera le témoin.


Avec le précieux support de MyTerra by VT Vacances


Estefania Reyes


Retrouvez le reportage photographique complet : https://www.maya.estefaniareyes.com



All images © Estefania Reyes 2019-2020.

Contact estefaniareyes01@gmail.com to license, purchase or feature.


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